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jeudi, 28 février 2008

Mes pieds me portent au bout du monde (2)

49048922.jpgVENISE MAI 2007 Je commence par chausser des sandales pour une visite du marché aux poissons. Venise est une ville si élégante... Je ne tarde pas à jeter l'éponge. Après une journée à avaler des kilomètres, nos pieds sont tout gonflés. Avec R. ne peut plus supporter 155859155.jpgque des tongues. Il fait une chaleur à crever et les orteils sont pleins d'ampoules. On ne le voit pas à l'image, mais on a aussi chaussé des chapeaux de paille...

mercredi, 27 février 2008

Mes pieds me portent au bout du monde

C'est le propre des pieds. Des sortes de socles qui permettent de se tenir debout et de se mouvoir où bon nous semble. Depuis toujours, je les photographie. Sans m'expliquer pourquoi, j'ai toujours trouvé que, plus que ma trombine, c'était la preuve la plus patente que j'avais bien été là. C'est la trace qu'on laisse dans le sol foulé pour la première fois. C'est l'empreinte de Neil Armstrong sur la lune. L'année de ma naissance. Et du pied gauche, siouplaît.

J'ai commencé par les plus récentes, les numériques parce que c'est plus facile. Mais il faudra que je fouille dans mes a109339624.JPGrchives et que je retrouve les autres. Les dizaines d'autres. Pour poursuivre le voyage à rebours dans le temps.

CORSE ETE 2007 Commençons par là. C'est l'été,dans le plus beau pays du monde. Dans ce port minuscule où je passe mes vacances, la définition des doigts de pieds en éventail, je crois. Mes dix orteils, c'est dix yeux, dix narines pour ne rien rater du spectacle de la mer et de l'odeur si forte des cristaux de sel sur la peau.

lundi, 25 février 2008

Les escarpins tiennent le haut du pavé

9442897.jpgC'est le titre d'un article paru dans Les Echos le 22 février 2008. La preuve que ce blog, s'il fallait le démontrer, a une raison d'être...

En voici quelques extraits.

La mode revisite à nouveau les souliers. L'offre se déchaîne et les ventes décollent. Revue de détail à la veille du Salon de la chaussure.

La chaussure est en passe de détrôner le sac à main ! Si ce dernier est encore l'objet de convoitise par beaucoup de femmes, l'escarpin a pris la relève chez les élégantes et fans de mode. Des aventures de Carrie Bradshaw, de « Sex & the City », aux tapis rouges des plus grands festivals en passant par les défilés de Paris, Milan et New York, le soulier féminin fait son show et s'inscrit dans la dynamique du marché de l'accessoire. Une bonne nouvelle pour le Salon de la chaussure Midec, qui ouvre ses portes dimanche jusqu'au 26 février au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris... (...)

Si la production en France continue sa lente descente aux enfers depuis les années 1970 - entre 2000 et 2007, elle a baissé de 63 % -, les ventes, elles, reprennent de la vigueur (+ 2,5 % en valeur, et + 4 % en volume dans la chaussure pour femmes). Avec 6 paires par habitant, notre pays est le deuxième consommateur de chaussures au monde après les Etats-Unis, avec un chiffre d'affaires global de 8,3 milliards d'euros.

« Le marché du sac à main est moins attractif cette année que celui des chaussures, qui n'a jamais été aussi créatif », confirme Catherine Newey, directrice du marché accessoires luxe du Printemps. Selon elle, c'est le soulier qui conditionne désormais le vestiaire : « Le mode de constitution de la tenue est désormais inversé : beaucoup de femmes décident des chaussures et y assortissent ensuite leur habillement. Le phénomène a débuté avec la vogue de la botte qui a relancé la jupe. Ensuite, la ballerine a entraîné dans son sillage le slim (pantalon étroit) » . Illustration : Nathalie Montaldier-Hénocq, la directrice marketing du Printemps, « addict » assumée des escarpins de folie, en possède 162 paires. « C'est un objet qui fait du bien. Il rassure la femme surtout dès que celle-ci prend un peu de poids. Cet achat a remplacé le coiffeur dans la recherche du plaisir d'être belle », analyse cette experte des chaussures « stars », signées Christian Louboutin, Pierre Hardy, Jimmy Choo ou encore Michel Vivien et Bruno Frisoni.

La basket au placard

C'est à tous ses créateurs que la chaussure doit sa rédemption. Christian Louboutin en tête. En 1992, il lance sa griffe avec une conviction : «C'est le soulier qui porte la femme et signe son élégance. » Et réhabilite la chaussure de luxe (de 400 euros à plus de 2.000 euros), au design exceptionnel, avec une idée formidable : signer ses créations d'une semelle rouge laque. (...) L'anglais Jimmy Choo a ainsi quelque peu phagocyté son image de chausseur en poussant trop ses sacs sous les feux des podiums. « Même si nous avons d'importantes listes d'attente, nous sommes très vigilants à garder notre rythme. Ce qui compte aujourd'hui, c'est le design de la chaussure allié à une qualité irréprochable », analyse Alexis Mourot, directeur général de Christian Louboutin. Quant à Pierre Hardy, il a d'abord travaillé pour les plus grands, Dior, Hermès et Balenciaga, avant de lancer sa griffe en 1999. L'avènement de l'escarpin chez les femmes a relégué la basket au placard. Même chez les étudiantes : «Aujourd'hui, elles portent des talons en bottes ou en bottines. Le jean ou la minijupe ne se portent plus avec des talons plats. Il y a de l'audace dans l'air et les marques suivent très bien ce mouvement », analyse Guillemette Schlegel, consultante au bureau de style chaussure, maroquinerie et cuir qui travaille pour la fédération. A la différence du sac à main, pour lequel seul le luxe prime, elle note que les premiers prix fonctionnent très bien dans la chaussure, de Zara à Kookaï en passant par Mellow Yellow. Certains chausseurs jouent même la surenchère stylistique : André, moribond au tournant des années 2000, doit ainsi sa remontée à ses ersatz de chaussures de couturiers et à son positionnement « pour donner envie de mode ». Chaque saison, il confie à un jeune styliste le soin de dessiner une collection. Dans ces conditions, comment expliquer les difficultés de certaines maisons emblématiques comme Charles Jourdan, dont le sort n'est toujours pas réglé ? « Le nerf de la guerre, c'est la création. Aujourd'hui, un Zara coupe l'herbe sous le pied des chausseurs. C'est aussi grâce à la mode que Repetto doit sa résurrection. Par rapport au sac, la chaussure a l'avantage d'être un véritable phénomène de consommation et ce, quel que soit l'état du portefeuille », note Guillemette Schlegel. Achat d'impulsion très émotionnel, le soulier doit donc avant tout déployer ses charmes. Les couturiers l'ont bien compris, eux dont les mannequins foulent les podiums avec des objets de rêve. Avec 300.000 paires vendues par an, la griffe Marc Jacobs en a fait un des éléments clefs de l'image de la marque(...).

Bibelots rares

Aujourd'hui, les griffes de luxe baptisent leurs souliers, comme leur sacs à main, telle la nouvelle « Varina » de Salvatore Ferragamo ou l'emblématique « Charlotte » au talon en bois d'Yves Saint Laurent. Elles s'exposent aussi sur des étagères, à la façon de rares bibelots. Pour Balenciaga, Chanel, Prada ou encore Lanvin et Dior, ce nouvel accessoire est devenu un accès à leurs marques tant la paire paraît peu chère au regard des sacs à main. A partir de 500 euros en moyenne, quand les sacs affichent pas moins de 1.000 euros. Sauf pour les fabrications les plus folles, comme ces stilettos baroques de Balenciaga, vêtus de plastique aux couleurs flashy, et au prix inabordable pour le commun des mortels de 2.685 euros la paire ! « Détournée de sa fonction initiale pour devenir un accessoire de mode, symbole communautaire, icône culturelle, la chaussure est à l'aube d'un jour nouveau, devenant LA muse d'une fulgurante folie créative », conclut le cabinet de management de l'innovation Expertsconsulting. De quoi justifier le projet de la Fédération de la chaussure de créer un pôle d'excellence sophistiqué, propre à concurrencer les Italiens et à faire revenir la fabrication des souliers griffés en France.

SOPHIE PÉTERS

Et voilà... Merci à V. pour m'avoir Fw cet article.

dimanche, 24 février 2008

Bonjour


podcast
Voilà mon premier portrait en pied.ba6e5a6d5f5781ff5534297fe76edb18.jpg Cette photo a été prise par ma mère, à Arles, l'été dernier. Elle me ressemble beaucoup.

Elle me fait penser à une chanson d'Arno. Les yeux de ma mère.

"Ma mère elle m'écoute toujours
Quand je suis dans la merde
Elle sait quand je suis con et faible
Et quand je suis bourré comme une baleine
C'est elle qui sait que mes pieds puent
C'est elle qui sait comment j'suis nu
Mais quand je suis malade
Elle est la reine du suppositoire".

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