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jeudi, 24 avril 2008

Toutenplastik

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C. a pensé à ce blog en lisant cet article dans Le Monde daté du 25 avril (demain, donc). Et quand on apprend, par dessus le marché, que ce sont les méduses marseillaises qui sont à l'origine de toute cette histoire...

On avait déjà la méduse, la chaussure des pêcheurs marseillais et, depuis 2007, les crocs, ces sabots de plastique coloré. Il ne manquait plus que des escarpins moulés, comme un fauteuil Starck. C'est désormais chose faite, grâce à l'initiative de Brésiliens propriétaires d'une usine de bouchons de bouteilles en plastique, le groupe Grendene. En 1979, ils viennent à Marseille d'où ils emportent l'idée de la méduse. Là-bas, l'aranha devient vite un best-seller, et la marque Melissa entre, dès lors, dans le coeur des Brésiliens, avec 50 millions de paires vendues en vingt-cinq ans. A base de PVC recyclé, "bio, pop et psychédélique", le produit a des fans partout dans le monde. Méduse très décolletée (36 euros), compensé à bride cheville (64 euros) ou escarpin à talon carré (89 euros, photo de gauche) : pour l'été, les modèles sont très flashy. Pour l'hiver également, si l'on en croit ces richelieus rouges signés de la créatrice britannique Vivienne Westwood pour Melissa ("Maryjane", 139 euros). En plus d'être écolos et hypoallergéniques, les Melissa sentent le bonbon, entre banane et fraise Tagada. Enfin, les vieilles paires usées rapportées à l'usine sont aussitôt refondues...  V. L.

Melissa, 60 points de vente en France, dont 66, avenue des Champs-Elysées, Paris-8e. Tél. : 01 42 78 18 72.

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