dimanche, 27 avril 2008

Les coquelicots suspendus

 804109317.JPGOù va la vie se nicher...

mercredi, 23 avril 2008

Chlorox

1294453033.jpgV., avec laquelle je suis partie il y a dix ans à Haïti, me transmet des nouvelles de l'île. Evidemment, avec la flambée des prix alimentaires, ça ne va pas mieux.

"Quand il n'y a rien à manger, il y a encore la terre:
Ces galettes de boue, mélange d'un peu d'eau, de terre, de sel et de matière grasse végétale, sont la nourriture de base des bidonvilles d'Haïti, aujourd'hui..."
Dans Courrier International de la semaine dernière, il est question d'un nouveau mot inventé par la population affamée. Pour désigner leurs ventres vides, et résumer la situation, ils disent "Chlorox". C'est une marque de détergent. "Parce que la faim blanchit les hommes comme le Chlorox blanchit le linge..."

mardi, 15 avril 2008

Comme papa

1638096537.jpgCe soir, en rentrant chez moi, il m'a sauté au visage. Sébastien Chabal, la bête humaine qui m'a fait regarder le rugby comme on va au zoo, met le parfum Pour un homme de Caron. Le parfum de papa.

Renseignement pris, ça fait déjà un mois que le web bruit de ce mariage improbable entre les lavandes poudrées et le chevelu du ballon ovale. Et on ne me le disait pas! Et il faut que je l'apprenne par la rue!

A la seule idée de voir papa avec cette perruque, je suis prise de convulsions. De rire.

jeudi, 10 avril 2008

Nou grangou

Nou grangou. C'est le cri qu'ont poussé les Haïtiens en manifestant leur rage, des Cayes à Port-au-Prince.

"On a faim!". Du génie du créole...

lundi, 31 mars 2008

Un trou de verdure

1429073765.JPGRepeindre mes chiottes m'a donné envie d'aller me replonger dans la poésie de Rimbaud. Je ressassais pour accompagner les va et vient de mon rouleau: "C'est un trou de verdure où coule une rivière". J'ai retrouvé le texte. Le Dormeur du Val, bien sûr.

C'est un trou de verdure où chante une rivière/Accrochant follement aux herbes des haillons/D'argent; où le soleil, de la montagne fière,/Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,/ Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,/Dort; il est étendu dans l'herbe sous la nue,/ Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme/Sourirait un enfant malade, il fait un somme:/Nature, berce-le chaudement: il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine;/Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine/Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.